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La sous-location en Suisse

La sous-location en Suisse

Ce que locataire et bailleur doivent régler avant le début d'une sous-location

Réponse en bref

La sous-location est autorisée en Suisse, mais elle exige l'accord écrit du bailleur avant toute démarche. Le locataire principal reste pleinement responsable du logement, le sous-locataire ne peut pas payer plus que sa part proportionnelle du loyer initial majorée des frais accessoires, et le bailleur ne peut refuser son accord que pour des motifs précis prévus par le Code des obligations.

Un départ temporaire, une mission à l'étranger ou une période d'essai dans un autre canton amènent souvent à faire occuper son logement par quelqu'un d'autre plutôt qu'à résilier le bail. La sous-location répond à ce besoin : elle permet de conserver son adresse et les conditions de son bail pendant qu'une autre personne y vit et en paie le loyer.

Cette pratique est courante sur le marché locatif suisse, mais elle obéit à des règles précises du Code des obligations. Se passer de l'accord du bailleur, ou fixer un loyer de sous-location supérieur à ce que la loi autorise, expose le locataire principal à une résiliation du bail. Ce guide présente ce qu'il faut vérifier avant de sous-louer, ce qu'un sous-locataire doit contrôler, et les points sur lesquels naissent le plus souvent les litiges.

Quand la sous-location d'un logement en Suisse est autorisée

Selon le Code des obligations, un locataire peut sous-louer tout ou partie de son logement à condition que le bailleur y consente. Cet accord n'est ni facultatif ni une simple formalité : une sous-location conclue sans lui constitue une violation du bail, même si le sous-locataire se comporte bien et paie ponctuellement.

Le bailleur ne peut pas refuser son accord de manière arbitraire. Le refus n'est valable que dans trois cas : le locataire refuse de communiquer les conditions de la sous-location, ces conditions sont inéquitables pour le bailleur (typiquement un loyer de sous-location excessif), ou le bailleur peut faire valoir des motifs objectifs contre la sous-location, tenant par exemple à l'usage prévu du logement par le sous-locataire ou à la durée de l'arrangement.

  • Demandez l'accord du bailleur par écrit avant de publier une annonce ou d'accepter un sous-locataire.
  • Communiquez l'identité du sous-locataire, le loyer de sous-location et la durée prévue lors de votre demande d'accord.
  • Conservez l'accord écrit du bailleur pendant toute la durée de la sous-location.

Comment calculer le loyer de sous-location

Le sous-locataire ne peut pas être tenu de payer plus que sa part proportionnelle du loyer versé par le locataire principal, ajustée le cas échéant pour des prestations ou un ameublement supplémentaires (par exemple un logement meublé, des charges incluses ou des prestations annexes). Facturer un loyer nettement plus élevé que cette part proportionnelle est considéré comme une condition inéquitable et donne au bailleur un motif de refuser ou de contester la sous-location.

Si seule une partie du logement est sous-louée, par exemple une chambre dans un appartement partagé, la part du sous-locataire se calcule au prorata de la surface ou de la valeur de cette partie par rapport à l'ensemble. Les locataires qui sous-louent la totalité de leur logement pour un séjour à l'étranger répercutent en général l'intégralité du loyer, parfois avec un ajustement modeste pour l'ameublement ou les charges incluses.

Qui reste responsable pendant la sous-location

Le locataire principal reste seul partie au bail avec le bailleur pendant toute la sous-location. Il demeure donc responsable du loyer, de tout dommage causé au logement, et du comportement du sous-locataire, même en vivant ailleurs. Le sous-locataire n'a aucun lien contractuel direct avec le bailleur.

C'est pourquoi les locataires qui sous-louent ont intérêt à établir un contrat de sous-location écrit et précis avec le sous-locataire, couvrant le loyer, la durée, le dépôt de garantie, l'état du logement à la remise des clés et les conditions d'un départ anticipé. Un simple accord verbal expose le locataire principal en cas de litige.

Organiser une sous-location conforme depuis l'étranger, ou trouver en arrivant en Suisse un logement où la sous-location est autorisée, c'est précisément là que nos consultants en relocation apportent une réelle valeur ajoutée : nous vous aidons à bien lire les termes du bail et à éviter les arrangements qui mettent votre bail en péril.

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Points pratiques avant de sous-louer ou d'emménager en sous-location

Quelques vérifications simples réduisent le risque de litige des deux côtés d'une sous-location en Suisse. Elles s'appliquent que vous soyez le locataire qui organise la sous-location ou la personne qui emménage dans un logement sous-loué.

  • Demandez l'accord du bailleur par écrit et conservez-en une copie pendant toute la durée de la sous-location.
  • Fixez le loyer de sous-location au niveau, ou en dessous, de la part proportionnelle du loyer principal, en n'ajustant que pour des prestations réelles.
  • Signez un contrat de sous-location écrit avec le sous-locataire, couvrant la durée, le dépôt, le loyer et l'état du logement.
  • Documentez l'état du logement par des photos ou un inventaire écrit, à la remise des clés comme à la restitution.
  • Clarifiez qui s'annonce auprès du contrôle des habitants (Einwohnerkontrolle) pendant la sous-location, les règles d'annonce variant selon la commune.
  • Vérifiez le délai de préavis prévu dans le contrat de sous-location, afin qu'il ne dépasse ni votre date de retour prévue ni les conditions propres du bail principal.

Quand la sous-location n'est pas la bonne solution

La sous-location convient aux situations avec une échéance définie : une mission à l'étranger, une relocation d'essai, ou une absence temporaire à l'issue de laquelle vous comptez réintégrer le même logement. Elle se prête mal à un départ sans date de retour, pour lequel résilier le bail dans les règles et laisser le bailleur trouver un nouveau locataire est généralement la solution la plus propre pour tout le monde.

Si votre déménagement en Suisse n'en est encore qu'au stade du projet et que vous choisissez un logement en envisageant une éventuelle sous-location future, abordez la question avec le bailleur ou la régie avant de signer, certains baux restreignant ou excluant purement et simplement la sous-location.

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Questions fréquentes

Ai-je besoin de l'accord de mon bailleur pour sous-louer mon logement en Suisse ?
Oui. Le Code des obligations exige l'accord du bailleur avant de sous-louer tout ou partie de votre logement. Le bailleur ne peut refuser que pour des motifs précis, comme un loyer de sous-location excessif ou des conditions non communiquées, mais l'accord lui-même n'est pas facultatif et doit être obtenu par écrit avant le début de la sous-location.
Puis-je facturer à mon sous-locataire plus que ce que je paie moi-même de loyer ?
En général non. Le loyer de sous-location doit correspondre à une part proportionnelle du loyer que vous payez, ajustée uniquement pour des prestations réelles comme l'ameublement ou les charges incluses. Facturer nettement plus est considéré comme une condition inéquitable et peut donner au bailleur un motif de s'opposer à la sous-location.
Qui est responsable en cas de dommage causé par mon sous-locataire ?
Vous restez responsable envers le bailleur, puisque le bail principal reste à votre nom pendant toute la sous-location. C'est pourquoi un contrat de sous-location écrit avec votre sous-locataire, couvrant le dépôt et l'état du logement, est important : il vous donne une base pour récupérer les frais auprès du sous-locataire, même si le bailleur se retournera toujours d'abord vers vous.
Mon bailleur peut-il m'interdire purement et simplement de sous-louer ?
Un bailleur ne peut pas refuser la sous-location sans motif valable. Le refus n'est valable que dans les cas où vous refusez de communiquer les conditions de la sous-location, où ces conditions sont inéquitables pour le bailleur, ou où le bailleur a des motifs objectifs contre l'arrangement précis envisagé, comme l'usage prévu du logement par le sous-locataire.
Combien de temps une sous-location peut-elle durer en Suisse ?
La loi ne fixe pas de durée maximale précise, mais la sous-location ne peut pas dépasser la durée de votre propre bail, et l'accord du bailleur porte en général sur une période définie liée à votre absence. Une sous-location très longue ou renouvelée à répétition peut amener le bailleur à vérifier si vous avez toujours l'intention d'utiliser le logement comme résidence principale.

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